Les obélisques de Rome


Présentation


Après la conquête romaine de l'Égypte, plusieurs obélisques furent transportés à Rome, en guise de trophées, afin d'être dressés devant des temples ou des mausolées ou pour orner la spina des cirques. Certains furent enlevés à des temples égyptiens, comme celui de Saint-Jean de Latran qui provient du temple de Karnak, d'autres ont été fabriqué à l'époque romaine tel l'obélisque de la Trinité des Monts. Délaissés au Moyen Âge, les obélisques s'écroulèrent. Les papes de la Renaissance restaurèrent ces imposants monolithes afin de les dresser devant les principaux édifices religieux de la Ville éternelle où on peut encore les admirer aujourd'hui.



Ma visite de Rome

Le coliséeLa découverte de Rome, en voyage organisé, a bien évidemment commencé par l'incontournable visite du Forum romain.

Abandonnant lâchement le groupe aux prises avec les légionnaires qui amusent les touristes au pied du Colisée, mon mari et moi avons longé la via Claudia et les ruines du temple de Claude, érigé sur la partie ouest de la colline du Celio, pour atteindre la Villa Celimontana à la recherche de l'obélisque de Ramsès II qui orne le jardin. Non loin, le belvédère offre une vue superbe sur les Termes de Caracalla.

Ensuite nous avons pris la direction de la place de Saint-Jean-de-Latran pour voir, paraît-il, la plus ancienne basilique au monde , mais surtout l'obélisque de Thoutmosis IV, le tekhen wâty qui se dressait jadis dans l'enceinte du temple de Karnak.

Les pieds douloureux, c'est en taxi que nous rejoindrons le groupe en passant par l'obélisque de l'Esquilin situé non loin de l'église Sainte-Marie-Majeure puis le petit obélisque de Ramsès II, monument commémorant la bataille de Dogali.

La basilique Saint-PierreLa matinée du lendemain était réservée à la visite de la Cité du Vatican. J'ai profité de l'occasion pour découvrir les très belles collections égyptiennes du musée et, bien entendu, pour me rendre jusqu'à l'obélisque de la place Saint-Pierre où notre guide nous a donné quartiers libres.

Nous avons alors rejoint le centre de Rome en traversant le Tibre devant le Château Saint-Ange pour une pause bien méritée dans un petit restaurant situé non loin de la Place Navone et de son obélisque surmontant la célèbre Fontaine des Quatre Rivières.

Place de la Rotonde, l'obélisque de Ramsès II se dresse devant le Panthéon à la gauche duquel une petite rue nous conduit jusqu'à la Piazza della Minerva. C'est là que se trouve un petit obélisque provenant de Saïs soutenu par un curieux éléphant dessiné par le Bernin.

Après avoir gravi un certain nombre de marches, pour ne pas dire un nombre certain, nous atteignons la plus haute colline de Rome : le Quirinal. Au centre, un obélisque est encadré par un groupe de chevaux provenant des termes de Constantin et par deux monumentales statues des jumeaux Castor et Polux.

La dernière étape de la journée sera pour l'obélisque de Psammétique II sur la Piazza di Montecitorio.

Notre hôtel étant situé face à la villa Borghèse, nous consacrons notre dernière matinée à une promenade dans le parc jusqu'à la colline du Pincio. L'endroit offre une belle vue sur la Piazza del Popolo et sur l'obélisque d'Héliopolis qui se dressait au centre du cirque Maxime. Longeant ensuite la Villa Medicis nous terminons notre périple par l'obélisque de la Trinité des Monts, dominant l'escalier de la Place d'Espagne.


Corinne Smeesters, Mai 2000


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