Musée royal de Mariemont


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Présentation

Profitez d'une belle journée ensoleillée et optez pour des chaussures confortables si vous souhaitez vous rendre au domaine de Mariemont car son parc de 45 hectares vaut, à lui seul, la visite.

Roseraie, chênes ou hêtres plus que centenaires, arbres exotiques, sculptures, ruines... le tout au milieu des paons et des écureuils, chaque espace est une véritable splendeur.

Le site servit de résidence royale du milieu du XVIe siècle jusqu'à la fin de l'Ancien Régime avant de devenir le domaine d'une dynastie de maîtres charbonniers.


Dernier descendant de cette lignée de riches industriels, Raoul Warocqué (1870-1917) est un homme politique, un mécène et un amateur d'art.
Il transforma le château familial de style néo-classique en un véritable musée aux collections variées (oeuvres provenant de Chine, d'Égypte, de Grèce, de Rome, livres précieux, collection d'archéologie régionale, porcelaine de Tournai...) qu'il légua, à son décès, à l'État belge.

Les collections furent exposées dans le château jusqu'en 1960, date à laquelle le bâtiment fut gravement endommagé par un incendie et remplacé par le musée moderne actuel réalisé par l'architecte namurois Roger Bastin.


La collection égyptienne

Réunies dans une seule salle du musée, les oeuvres égyptiennes sont peu nombreuses mais, pour la plupart, de belle qualité.
La collection est certes l'oeuvre d'un amateur, mais d'un amateur qui sut suivre les conseils éclairés de son ami Franz Cumon, auteur du premier catalogue, de Jean Capart et de Daninos Pacha.

La collection débute par l'acquisition d'une très belle tête de sarcophage en calcaire.

En 1904, Warocqué, qui fréquente les salles de vente parisiennes, achète à l'Hôtel Drouot un nombre important d'objets, dont le "mortier" du roi Den, de la vaisselle en pierre et un très beau faucon de calcaire, le tout provenant des fouilles réalisées par Émile-Clément Amélineau à Abydos dans la nécropole des pharaons des premières dynasties.

Les derniers objets furent acquis entre 1911 et 1913 lors d'un voyage en Égypte. C'est là que Warocqué se lie d'amitié avec l'archéologue français Daninos Pacha dont il finança un moment les fouilles à Héliopolis et auprès duquel il acheta de nombreux objets parmi lesquels le buste monumental d'une souveraine ptolémaïque.


Bibliographie

Antiquités égyptiennes au Musée royal de MariemontLe catalogue de la collection : Claire Derriks et Luc Delvaux, Antiquités égyptiennes au Musée royal de Mariemont. Musée royal de Mariemont , 2010.

Claire Derriks, Choix d'œuvres, Égypte. Musée royal de Mariemont, 1990.

B. van de Walle, P. Lévêque, D. Feytmans, M. Renard, G. Faider-Feytmans, "Les antiquités égyptiennes, grecques, romaines et gallo-romaines du Musée de Mariemont". Bruxelles, 1952 (épuisé).

Claire Evrard-Derriks, "Aspects muséologiques et présentations des collections égyptiennes au musée royal de Mariemont suivis d'un choix d'oeuvres post-ramessides". GM 51 (1981), pp 57-61.

Musée de Mariemont, "Guide illustré, 1 : Les antiquités égyptiennes, grecques, étrusques et romaines". Gembloux, Duculot, 1953 - 2. Auflage, 1956.

Solange Thierry, "Le Musée Royal de Mariemont". L'Oeil 278 (1978), pp 38-45.


Web-o-graphie

Le musée royal de Mariemont



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