Musée d'archéologie méditerranéenne de Marseille

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Présentation


On se croirait dans la salle hypostyle d’un temple. Les colonnes renferment des vitrines, les objets importants sont au milieu de la salle, les bibelots sont dans des vitrines étroites et hautes, bien éclairés et mis en valeur, relativement bien documentés.

Cinq salles se succèdent en enfilade dans lesquelles l’exposition est organisée de manière thématique : vie quotidienne, religion, dieux, monde funéraire, la dernière salle se voulant la reconstitution d’une chambre funéraire.

Chatte de BastetSans entrer dans une description fastidieuse de chaque objet, je vais vous parler de ceux qui m’ont le plus intéressé, touché, ému…

- Pêle-mêle, une collection d’amulettes bien documentées, une délicieuse chaise votive d’époque ramesside, un pliant, quelques objets de toilette… De multiples statuettes, en bronze essentiellement, au nombre desquelles un étrange Atoum sous forme d’anguille, une superbe chatte de Bastet, un rare reliquaire de musaraigne.

- Coup de cœur très particulier : pour un sommet d’enseigne, superbe effigie en bronze d’ichneumon (sorte de mangouste d’Égypte) d’un charme et d’un réalisme criants de vérité.

- Somptueux sarcophage d’Ibis en bois doré, argent et grenat, d’époque ptolémaïque provenant de Tounah-el-Gebel. Une rareté, et un réel chef-d’œuvre...

- De beaux sarcophages d’époque tardive, une merveille de momie d’ibis dont le «bandelettage» de lin est d’une telle finesse qu’on se demande comment il a pu subsister jusqu’à nos jours.

- Quelques très belles stèles, particulièrement celle de Sésostris-séneb-sobekhotep, aux hiéroglyphes superbement dessinés, de ces objets qui donnent furieusement envie de mieux encore comprendre cette écriture afin d’en déchiffrer chaque mot…

- La «Table de Clot-Bey», du nom de son donateur, sans doute plus connue sous son nom de «Table de Kenhihopchef».
Célèbre pour montrer le défunt en adoration devant les 34 cartouches des rois qui se sont fait enterrer à Thèbes, et qui a servi, au même titre que le papyrus de Turin ou la Pierre de Palerme, à reconstituer une chronologie des XVIIe, XVIIIe et XIXe dynasties.

Enfin, dans la dernière salle, les fameuses, parce qu’uniques au monde en leur genre, «Stèles Orientées de Kasa» :

Table d'offrande de Kenhihopchef ou table Clot-BeyAfin de mieux protéger son voyage dans l’éternité, chacun des murs de la tombe de ce Général était protégé par une stèle scellée servant de réceptacle à une briquette magique sur laquelle devait reposer une figurine. Il ne subsiste que les encoches de ces accessoires magiques.
Mais les stèles, seules connues au monde de ce type, sont bien là, à Marseille. Outre leur intérêt historique elles sont d’une grande beauté et d’une qualité graphique irréprochable.

À la fin de la visite, retour à la Librairie dont les rayons ethnologie, archéologie, sociologie, poésie, regorgent de trésors difficile à trouver dans les librairies généralistes de nos centres urbains. Malheureusement, aucune diapo, aucun CD ou carte postale sur l’exposition d’Égypte. Vraiment dommage !

Voilà le petit compte-rendu de cette visite. Le billet d’entrée pour l’ensemble des expositions valait 5 € par personne, comprenant les visites des différentes expositions tant temporaires que permanentes. Le billet pour l’Égypte seule coûte 2 €. L’expo égyptienne demande environ une grosse heure à un passionné. Mais il est vrai que certaines personnes ont fini le tour de l’expo alors que nous en étions encore aux premières vitrines.

Nous nous sommes garés au parking (payant) de l’Hôtel de Ville (sur le vieux-port) d’où l’accès à la Vieille Charité nous a pris une petite dizaine de minutes à pied (Note de B@stet : attention, ça monte !) à travers le pittoresque quartier du «panier». L’intérêt est que, terminée votre visite et retournant à votre voiture, vous vous retrouvez sur le vieux port, avec ses bistrots et restaurants…

Une visite à ne manquer sous aucun prétexte! Un gros millier d'objets à voir, certains uniques. Quand je pense que je suis à deux heures de route environ et que je n'y étais jamais allé !!!

Texte de François pour le Forum de ddchampo, 2004.

 

Bibliographie

Christine et Dimitri MEEKS, Gisèle Piérini, La Collection égyptienne, guide du visiteur. Musées de Marseille, ISBN 2-901402-43-7

Bernard-Léo MALTESE, "Les trésors pharaoniques de Marseille" in Toutankhamon magazine n°14, avril/mai 2004, pp 11-13.


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Visite illustrée du musée

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