Musée égyptien de Turin

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Présentation


La visite commence par les nouvelles salles du musée qui ont retrouvé récemment leur fonction d'origine puisqu'en 1824, elles avaient déjà accueilli les pièces de la collection Drovetti. Ici, le parcours veut sortir des critères thématiques traditionnels d'exposition pour se baser sur des critères à la fois chronologiques et topographiques.

La collection Drovetti en 1824La première salle présente des objets datant de l'époque préhistorique et des trois premières dynasties. Au centre a été reconstituée une tombe prédynastique de forme ovale.

La seconde salle est dédiée à l'Ancien Empire avec, notamment, la reconstruction de la tombe d'Iteti et l'imposant sarcophage de granit du prince Doua-en-Rê.

Une salle latérale rassemble quelques documents ayant joué un rôle important dans notre connaissance de l'Histoire : le "Canon royal" ou "Papyrus des rois", une des pièces maîtresses du musée, ainsi que des moulages de la Pierre de Rosette et de la Pierre de Palerme.

Au sous-sol se trouve le produit des fouilles entreprises par Ernesto Schiaparelli sur les sites de Gebelein, Assiout et Qau el-Kébir. Mon coup de coeur a été pour une série de modèles du Moyen Empire.

Il suffit ensuite de gravir un escalier pour se retrouver face au temple d'Ellesiya, à l'aspect un peu triste depuis que, menacé par le barrage d'Assouan, il a quitté ses rives nubiennes.

Statue de Ramsès IILes deux salles suivantes, pourtant d'une taille imposante, ont du mal à contenir la quantité impressionnante de statues monumentales provenant, pour la plupart, de la collection Drovetti. C'est là que l'on peut voir la magnifique statue de Ramsès II, l'une des pièces les plus célèbres de l'art égyptien.

Au premier étage, la salle réservée au mobilier funéraire a conservé ses anciennes vitrines où l'on peut voir des sarcophages (bien entendu), des momies (qui n'en demandaient certainement pas tant) mais aussi les articles funéraires que le défunt emportait dans sa tombe : oushebtis, vases canopes ainsi que des exemplaires du Livre des Morts en parfait état de conservation.

Une longue salle lumineuse présente les petits objets de la vie quotidienne ainsi que la maquette d'une tombe et d'une habitation de Deir el-Medineh.

Une petite salle latérale sert d'écrin aux parois murales de la chapelle de Maia.
En pénétrant dans la seconde pièce latérale, j'ai le sentiment de troubler l'intimité de l'architecte Kha et de son épouse Mérit dont la tombe de Deir el-Medineh a été retrouvée inviolée au début du XXe siècle. Des sarcophages au mobilier en passant par les menus objets de toilette et les vêtements, tout y est, intact et émouvant.

La salle des écritures recèle quelques trésors dont le papyrus des mines d'or, première carte géographique connue, et un curieux papyrus satirico-érotique provenant de Deir el-Medineh.

Enfin, avant la sortie, la maquette de la tombe de Nefertari rappelle que la sépulture de l'épouse de Ramsès II fut découverte en 1904 par Schiaparelli alors qu'il était surintendant du musée.

Corinne Smeesters, Septembre 2004

 

Bibliographie

Collectif, Le Musée égyptien de Turin - Préhistoire et Ancien Empire. Milan, Electa, 2001, ISBN 88-435-7853-7

S. Curto, A.-M. Donadoni Roveri et A. Roccati, Musée égyptien. Turin, Daniela Piazza Editore, 1989.

A. Roccati, Musée égyptien, Turin. Rome, Libreria dello stato, 1990, ISBN 88-240-0085-1.


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Visite illustrée du musée

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