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Les instruments de musique

Les instruments à percussion

Au cours des fêtes religieuses et populaires, un fond de rythme était fourni non seulement par le claquement des doigts et le battement de mains, mouvements qui ont dû présider à l'invention des premiers instruments sonores, mais également par toute une série d'idiophones ou de membraphones.

Les claquoirs

Claquoir en ivoireSorte de planchettes identiques que l'on tenait dans chaque main et que l'on faisait résonner en les frappant rapidement l'une contre l'autre, des instruments connus sous le terme de planchettes entrechoquées (ou castagnettes) existaient déjà à l'époque préhistorique.

Fabriquées d'abord en bois, en ivoire puis en métal, les plus simples et les plus anciennes ont la forme d'un angle. D'autres sont droites ou recourbées comme un boomerang. Au cours d'une étape plus évoluée, dès l'Ancien Empire, elles se présentent sous la forme de mains ou d'avant-bras, rappelant ainsi qu'il s'agissait d'une transposition musicale du geste de frapper des mains.



Le sistre

Le sistre (ib, sxm, sSSt) est un instrument authentiquement égyptien appartenant au domaine sacré dont les origines remontent probablement à la Préhistoire.

Il en existe de deux types principaux :

  • Sistre hathorique le sakhm (sxm ou ib) est un cadre de bois, muni d'un manche, à l'intérieur duquel des anneaux métalliques s'entrechoquent lorsque l'on secoue l'instrument.

  • le saïschschit (sSSt), plus ancien, est composé d'un manche prolongé, le plus souvent, par une tête hathorique dont les cornes sont remplacées par deux longs appendices dans lesquels des fils métalliques sont tendus. Sur certains modèles, ces tringles traversent de petites cymbales, dans d'autres elles sont pourvues d'une extrémité recourbée qui provoque un son en heurtant le cadre.
    Son nom serait tiré du verbe sSS évoquant le bruissement que la vache Hathor provoquait lorsqu'elle se déplaçait dans les fourrés de papyrus.

  • Le plus souvent utilisé au temple, par les femmes, dans le cadre de rituels comprenant des chants et des danses en l'honneur de la déesse Hathor, on le retrouve également associé à d'autres symboles sacrés : le chat de la déesse Bastet, les uræus, la figure du dieu Bès ou un naos.
    Parce qu'il s'agit d'un objet cultuel, son aspect se modifiera avec le temps. On notera à ce sujet que durant la période amarnienne les sistres dont jouent la reine Néfertiti et les princesses royales, tout comme ceux retrouvés dans la tombe de Toutankhamon, sont dépourvus des images hathoriques.
    De même, si le sistre se maintient comme instrument de la liturgie copte, c'est tout naturellement sans ses anciens ornements de caractère religieux.



    Les cymbales

    Les cymbales (DnDn), appréciées de la déesse Hathor, sont d'origine asiatique et sont connues depuis la XVIIIe dynastie.



    Les clochettes

    Les clochettes (sSn, qbH), de bronze ou de céramique, n'apparaissent en Égypte qu'à la Basse Époque.



    Les colliers musicaux

    Collier menat, tombe de Nakht


    Les colliers musicaux sont constitués d'une paire de crotales allongés, liés par une courroie et munis aux extrémités se faisant face de petites cymbales métalliques que l'on accrochait à un collier.

    Le collier ménat (mnit) est un grand collier de perles utilisé comme crécelle.









    Tambours et tambourins

    Tambour et tambourinIl existait une grande variété de tambours (kmkm, tbn), en bois, en terre cuite ou en peau.
    Les reliefs nous montrent des danseuses munies de tambourins ronds (tbn, sr) ou, selon une mode venue d'Asie, de forme rectangulaire (dbdb ?). Déjà d'usage populaire sous la XVIIIe dynastie, on les retrouve dans des scènes religieuses à la fin du Nouvel Empire. Leur représentation est fréquente sur les murs des Maisons de Naissance (mammisi) de l'époque ptolémaïque.

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