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Écriture et fonctionnement : Le hiératique

Dans la majorité des textes manuscrits, les anciens Égyptiens ont utilisé une forme cursive d'écriture appelée hiératique, du grec hieros, «sacré, sacerdotal». Il s'agit de signes non figuratifs, simplifiés, qui permettent une rédaction et une prise de notes rapide.

Le hiératique présente cinq stades principaux d'évolution et est pratiquement aussi ancien que l'écriture hiéroglyphique elle-même, la plupart des signes en hiératique ayant leur contrepartie hiéroglyphique. Cependant, au cours du temps, le hiératique recourut de plus en plus à des formes abrégées et introduisit des ligatures, phénomène inconnu dans l'écriture monumentale.

À titre de comparaison, nous pouvons mettre en parallèle ces deux types d'écriture avec nos caractères d'imprimerie et notre écriture manuscrite.

Exemple de texte en hiératique et sa correspondance en écriture hiéroglyphique :

Exemple de texte en hiératique et sa correspondance en écriture hiéroglyphique

Le cas de hiératique épigraphique est extrêmement rare (graffitis de Hatnoub), cette graphie ayant habituellement pour support le papyrus, des éclats de poteries ou ostraca ou des tablettes recouvertes de stuc. C'est l'écriture des scribes, utilisée surtout dans les documents administratifs et pour les transactions commerciales.
On la retrouve toutefois également dans les lettres privées, la littérature, les traités religieux ou scientifiques.

Rédigé à l'aide d'un pinceau et d'encre rouge ou noire, toujours de droite à gauche, le hiératique pouvait, à l'origine, être écrit en lignes ou en colonnes. À partir de 1800 av. J.-C. l'usage des colonnes sera réservé aux textes religieux, tous les autres textes étant écrits en lignes horizontales.

En ancien et moyen égyptien, hiératique et hiéroglyphes étaient utilisés selon le type de document : les hiéroglyphes pour les textes qui devaient perdurer comme les inscriptions des temples et des tombes, le hiératique pour les textes temporaires comme les lettres et les documents administratifs.
Quant au nouvel égyptien, il est écrit presque exclusivement en hiératique.

On trouve une forme dérivée de hiératique qualifiée de hiératique anormal ou hiératique cursif, utilisée pour les documents juridiques ou administratifs. Elle se caractérise par ses formes très abrégées.

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