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La Basse Époque

La troisième période intermédiaire

L'Égypte, scindée en deux entités, fut soumise durant toute la Basse Époque aux invasions étrangères.
Au Nord, Smendès avait fondé la XXIe dynastie, établie à Tanis. Au Sud régnaient les rois-pontifes issus du clergé, enrichis par les grands domaines ruraux dont les profits devaient normalement revenir au roi.
Le Delta fut même divisé entre les rois tanites et des chefs militaires libyens, anciens mercenaires du pharaon, qui gouvernaient à Bubastis.

Vers 945, un prince libyen, Chéshonq Ier, monte sur le trône, restaure un temps la puissance de l'Égypte et fonde la XXIIe dynastie. Il tente de reprendre une politique d'expansion (campagne en Palestine au cours de laquelle il pilla Jérusalem).

Mais les troubles recommencent dès sa mort. Vers 730, un roi de Kouch, Piânkhy, à qui succèderont ses fils Chabataka et Taharqa, conquiert l'Égypte. Cette dynastie nubienne parvient à unifier le pays mais l'unité royale est fragile et ne sera pas préservée.
Les Assyriens, profitant de la faiblesse de leur ancien rival, tentent une première conquête vers 695 mais leur armée est décimée par une terrible épidémie de peste et l'Égypte connaîtra alors un temps de répit jusqu'à la nouvelle invasion d'Assurbanipal qui la ravage en 664.

La Renaissance : la dynastie saïte

En 660, Psammétique Ier, prince de la ville de Saïs dans le Delta, refoule les garnisons assyriennes vers l'Est, combat les Libyens à l'Ouest, met fin aux tentatives des Koushites venus du Sud et élimine tous les petits roitelets de Basse-Égypte.
Il fonde la dynastie dite "saïte", la XXVIe, qui comptera six pharaons. Au cours de son long règne de 54 ans, la prospérité revient, l'autorité du pharaon est reconnue dans l'Égypte tout entière. Son fils Nékao entreprend une politique extérieure couronnée de succès : il bat Josias, roi de Juda à Meggido, se rend ensuite maître de la Syrie-Palestine et avance jusqu'à l'Euphrate où Nabuchodonosor, roi de Babylone, lui inflige une sévère défaite.
C'est la fin des possessions asiatiques du pharaon.

Pour gouverner, les pharaons s'appuient sur des mercenaires grecs et font appel à des négociants grecs, leur accordant, malgré l'hostilité du peuple égyptien, une situation privilégiée allant jusqu'à leur céder une ville entière, Naucratis, dans le Delta, et créer un corps d'interprètes.
À cette époque, l'Égypte est le carrefour où les étrangers affluent de tout le bassin méditerranéen : marchands phéniciens, syriens, juifs qui deviennent des fonctionnaires ou des soldats égyptiens. L'implantation d'une colonie juive à Éléphantine est attestée par les textes mais d'autres devaient exister à Thèbes ou à Memphis.

La domination perse

Mais le pouvoir des pharaons n'est réellement établi que sur la Basse-Égypte et la XXVIe dynastie prend fin avec l'intervention d'une autre puissance venue d'Asie, celle des Perses de Cambyse qui en 525 bat à Péluse Psammétique III et le met à mort.

L'Égypte allait devenir une simple satrapie (province) de l'empire perse. Les dynasties qui se succédèrent sur le trône de la XXVIIe à la XXXe dynastie n'ont à leur tête que des souverains fantoches, d'origine perse ou au service des Perses qui après plusieurs révoltes gouvernèrent très durement le pays.

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