Introduction : La religion égyptienne

La croyance dans l'Au-delà

Tout comme l'héritage archéologique du pays (tombes, statues, sarcophages…), de nombreux textes sur pierre, sur bois, sur papyrus ou sur d'autres supports d'écriture donnent à l'homme d'aujourd'hui l'impression d'un intérêt très développé des détenteurs de la culture égyptienne pour tout ce qui concerne la mort, le tombeau et l'au-delà.

Il faut noter que l'architecture consacrée au monde des dieux et des morts a été construite en pierre alors qu'on utilisait la brique crue, le bois, la paille, matériaux qui ont une durée très limitée, pour les constructions des vivants. Les Égyptiens organisaient les bâtiments profanes en fonction des besoins de la vie quotidienne mais érigeaient les constructions consacrées aux dieux et aux morts pour l'éternité.

Il y a tout lieu de penser que, loin d'être obsédés par la mort, ils croyaient à la vie éternelle dans l'au-delà. C'est pourquoi l'Égyptien désigne l'état après la mort physique par ankh, qui signifie "vie".

Les dieux

Si aujourd'hui le panthéon des dieux égyptiens nous paraît compliqué, c'est dû au fait qu'au lieu de tenir compte des différences de lieu ou d'époque, nous tentons d'en faire une vue valable pour tout le pays et pour tous les temps.
En fait, l'activité des dieux se limite à un endroit ou un nome bien déterminé. À mesure que l'on s'éloigne de leur champ d'action spécifique, leur influence diminue et la responsabilité est transmise à une autre divinité.

Par-là peut s'expliquer le fait que des textes qui ne sont pas liés à un dieu utilisent un terme général de "Dieu" (netjer) laissant ainsi la possibilité au lecteur de remplacer le terme abstrait par le nom de "sa" divinité. Les différentes fonctions divines étaient donc facilement transférables.

Un des traits caractéristiques de la religion égyptienne est son aspect local. Il y a autant de dieux principaux qu'il n'y a de nomes. S'y ajoutent les dieux adorés dans d'autres sanctuaires. Un même dieu peut être vénérés dans diverses régions mais avec une appellation et parfois un aspect différent. Quant au roi, il possède un caractère divin, c'est l'Horus vivant, le fils de .

Toutes les conceptions reposent sur Maât, déesse à la tête surmontée d'une plume d'autruche, symbole de la vérité et de l'ordre universel menacé par le chaos. Les hommes et le roi doivent respecter l'ordre conçu par les dieux : piété envers les dieux, justice sociale, vérité morale. Ne pas obéir à Maât met en danger l'équilibre du monde : remise en question du lever et du coucher du soleil, du retour de l'inondation...

La représentation des dieux est essentiellement anthropomorphique : ils ont un corps humain et une tête animale ou une tête humaine surmontée du symbole spécifique de la divinité.
Dans les mains, les dieux tiennent le signe ankh (Vie) et souvent également le sceptre ouas (Puissance), symboles de la force vitale des dieux. Les couronnes, quant à elles, n'appartiennent pas à une divinité bien précise. Elles sont interchangeables.

Les théologiens ont regroupé les dieux en familles à l'intérieur d'un même nome ou d'un même sanctuaire, en triades ou en de plus grands ensembles, les "ennéades " (pesedjet en égyptien) comprenant neuf divinités.


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