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La femme dans la mythologie égyptienne

Les cosmogonies

Si le démiurge est généralement représenté sous un aspect masculin, les diverses cosmogonies de la Vallée du Nil se fondent sur la complémentarité des deux sexes.

Notons toutefois que la déesse Neith est considérée à Saïs et à Esna comme à l'origine de la création, que Methyer, la vache divine, donne naissance au soleil et que Nekhbet est la divinité primordiale de sa ville de Nekheb.

Les dieux locaux qui assumaient la fonction de démiurge dans leur ville ou leur province se virent attribuer une déesse "parèdre" qui donnera naissance à un enfant divin afin de constituer une triade.

Ainsi, à Hermopolis, les couples créateurs (l'Ogdoade) sont composés de quatre grenouilles mâles et de quatre serpents femelles incarnant ensemble le potentiel de création contenu dans le chaos.

À Héliopolis, le soleil Atoum créa Shou et sa jumelle Tefnout. Ce premier couple divin donna naissance à Geb, le dieu terre, et à Nout, le ciel. De leur union naîtront, contre la volonté d'Atoum, Horus le Grand ainsi que les deux couples de la légende osirienne : Isis et Osiris ainsi que Seth et Nephthys.

Les mythes et les légendes

La notion de féminin se retrouve également dans la quasi-totalité des mythes et des légendes religieuses.

La déesse IsisNout, parfois assimilée à Hathor, participe au périple quotidien du soleil et explique l'alternance des astres diurnes et nocturnes qui se déplacent sur la voûte céleste.
À l'aube, elle met le soleil au monde pour l'avaler à nouveau le soir. poursuit alors son voyage à travers le corps constellé d'étoiles de la déesse et renaît chaque matin.

L'œil solaire peut prendre la forme d'une fille de , déesse dangereuse à la double nature à la fois protectrice et dévastatrice. C'est sous cette forme que Hathor participe au mythe de la destruction de l'Humanité.

C'est une entité féminine, la petite déesse Maât, symbole de la justice et de l'ordre cosmique qui assure la juste marche du monde.

Quant à Isis, la grande magicienne, son rôle de mère et d'épouse dévouée est primordial dans la légende d'Osiris.

Une civilisation se modèle sur un mythe ou un ensemble de mythes. Alors que, dans le monde judéo-chrétien, Ève est pour le moins suspecte, d'où l'indéniable et dramatique déficit spirituel des femmes modernes régies par ce type de croyance, il n'en allait pas de même dans l'univers égyptien. La femme n'était la source d'aucun mal et d'aucune dénaturation de la connaissance, bien au contraire ; c'est elle, à travers la grandiose figure d'Isis, qui avait affronté les pires épreuves et découvert le secret de la résurrection.
Christian Jacq, Les Égyptiennes.

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