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Le temple de Maâtkarê Hatchepsout

Le Djeser djeserou ("le sublime des sublimes"), le temple funéraire de Maâtkarê Hatchepsout (XVIIIe dynastie) fut construit sur un site consacré au culte d'Hathor et d'Amon sous la direction de l'architecte Senmout.

Composé d'une grande cour, de trois niveaux et de deux terrasses, son plan s'inspire certainement du temple voisin du roi Mentouhotep.

Le cœur du temple a été reconstitué par une équipe égypto-polonaise qui travaille sur le site depuis 1961.


Vue d'ensemble du site de Deir el-Bahari - Voir également le plan du temple


L'entrée

Un canal creusé dans l'axe du temple de Karnak aboutissait à un débarcadère d'où partait une longue allée bordée de sphinx.
Cette allée, qui a aujourd'hui partiellement disparu, longeait l'Assassif jusqu'au pylône du temple, entouré d'un mur d'enceinte.
Deux arbres perséa avaient été plantés de part et d'autre de la porte monumentale.

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La première cour

Au centre de la cour, une allée de sept paires de sphinx monumentaux en grès peint menait à la première rampe d'accès. Les deux bassins en T situés au départ de la rampe sont les derniers vestiges du jardin qui agrémentait cet espace.

Faite en grès et longue de 50 mètres, la rampe qui conduit à la deuxième cour est ornée, à chaque côté de sa base, d'un lion sculpté. Elle coupe en deux un premier portique constitué, de chaque côté, de deux rangées de onze colonnes et piliers et limité à chaque extrémité par un colosse de type osiriaque.

Sur la paroi sud, à gauche, les reliefs montrent le transport et l'érection des deux obélisques commandés par la reine pour le temple de Karnak.

Les reliefs de la paroi nord représentent des scènes de pêche et de chasse au boomerang, la procession des quatre veaux rituels ainsi qu'une image de la reine sous l'aspect d'un sphinx piétinant les ennemis de l'Égypte.

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La deuxième cour

De cette terrasse intermédiaire, moins profonde que la première cour, part une seconde rampe dont les flancs sont ornés du corps d'un cobra. Le départ de la rampe est gardé par deux faucons.

Le second portique est également composé de deux séries de onze piliers jumelés et encadré par des statues osiriaques. La face visible des piliers représente la reine, leurs flancs nord et sud étant réservés au corégent Thoutmosis III.

Les reliefs du côté sud du portique retracent un événement important du règne de la reine : la chronique de l'expédition de Pount avec, notamment, le chargement des navires, le transport des précieux arbres à encens et la réception de l'ambassade égyptienne par le roi de Pount et son épouse obèse.

Dans la partie nord, la reine a choisi de faire sculpter une scène de théogamie où elle se crée une origine divine à travers un récit à la fois mythologique et politique.

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La terrasse supérieure

  • Le sanctuaire d'Amon

  • La porte monumentale en granit rose appelée "Amon aux splendides monuments" porte le protocole de la reine, du côté sud, et de Thoutmosis III, du côté nord.

    Elle était entourée de part et d'autre, par onze piliers contre lesquels étaient adossés des statues monumentales de la reine en Osiris. Ces statues, retrouvées brisées dans une fosse n'ont pu être reconstituées que partiellement.
    Ce troisième portique s'appuie contre un mur épais et élevé qui délimitait le sanctuaire proprement dit ou sacrarium.

    On accède alors à une cour rectangulaire entourée sur ses quatre côtés par un portique à deux rangées de colonnes. La sortie de la barque d'Amon est représentée sur les parois.

    Contre la falaise, dans le fond de la cour, ont été creusées cinq grandes niches et quatre plus petites destinées à recevoir des statues de la reine.

    Une porte située entre les niches permet d'accéder au sanctuaire d'Amon creusé dans la roche et constitué de deux chambres voûtées contiguës. Le lieu était destiné à recevoir la barque d'Amon durant la Belle Fête de la Vallée. Les reliefs représentent l'adoration de la barque par la famille royale.
    Le Saint des Saints se terminait par une niche destinée à abriter la statue d'Amon-Min.

    À l'époque ptolémaïque, le sanctuaire fut prolongé par une chapelle consacrée à Amenhotep, fils de Hapou et à Imhotep qui, à l'époque, était assimilé à Asclépios. On y ajouta également une avant-porte où l'on peut lire des suppliques adressées aux dieux guérisseurs. La troisième terrasse était devenue un "sanatorium" où les malades venaient prier afin d'obtenir la guérison.


  • Les appartements jubilaires

  • À gauche du sanctuaire d'Amon a été édifié un double sanctuaire dédié à Hatchepsout et à son père Thoutmosis Ier. Il sera plus tard transformé en église copte.

    Une cour dont les reliefs représentent les sept vaches et le taureau de l'inondation mène à deux petites salles :

    - la chapelle dédiée au culte d'Hatchepsout est surmontée d'une voûte à encorbellement dont les reliefs représentent les 12 heures du jour et les 12 heures de la nuit
    - l'autre salle était réservée au culte de Thoutmosis-Âakheperkarê. Au fond de celle-ci se dressait une stèle du culte du père royal, stèle actuellement conservée au Musée du Louvre. On y trouve une représentation de Senmout


  • Le temple solaire

  • À droite de la troisième terrasse se trouve un espace à ciel ouvert au centre duquel trône un grand autel à corniche.

    À l'est de la cour solaire, un petit vestibule à trois colonnes était dédié au père du corégent et époux défunt de la reine, Thoutmosis II.

    De l'autre côté, un vestibule comprenant une niche où subsiste la seule image de la reine préservée de la destruction, mène à une chapelle de deux pièces dédiées à Anubis.

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    Les autres chapelles


  • La chapelle d'Hathor

  • On accédait à la chapelle dédiée à Hathor par une rampe spécifique qui partait de la première cour et menait à un vestibule aux colonnes coiffées de chapiteaux hathoriques.

    Suivait une salle hypostyle puis un hall qui conduisait à un étroit sanctuaire.

    On y trouve quelques beaux reliefs : la vache, déesse de l'Occident, allaitant Hatchepsout ou léchant la main de la reine. Notons également une représentation de Senmout.

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  • La chapelle d'Anubis

  • À droite une chapelle est dédiée à Anubis. Elle est constituée d'une salle hypostyle et d'une salle étroite où la reine dialogue avec Osiris, Anubis et Amon.
    Le plafond, constellé d'étoiles a conservé sa polychromie.

    Afin de maintenir la symétrie de l'axe central malgré l'élargissement dû à la construction de la chapelle d'Anubis, l'architecte avait prévu dans la deuxième cour, un portique soutenu par quinze colonnes de type "protodorique" qui masquait la paroi rocheuse.

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    La tombe de Senmout

    Au nord est de l'entrée de la première terrasse, dans l'aire sacrée du temple, l'architecte Senmout reçut de la reine le privilège de construire sa tombe. Celle-ci ne fut jamais occupée mais nous a laissé de très beaux plafonds astronomiques.
    On retrouve également Senmout dans le temple d'Hatchepsout où il s'est fait représenter sur plusieurs reliefs.



    Sources :
    - Christiane Desroches-Noblecourt, La reine mystérieuse, Hatshepsout. Paris, Pygmalion - Gérard Watelet, 2002.
    - Sergio Donadoni, Thèbes. Paris, Arthaud, 1999.
    - Francesco L. Nera, Égypte, guide historique et culturel. Paris, Librairie Larousse, 1986.



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