La nécropole thébaine



La Vallée des rois

La Vallée des reines

Les tombes des nobles




La Vallée des Rois


Voir également le plan de la Vallée

Le site

En Égypte, les nécropoles étaient aménagées en dehors des terres cultivables et pouvaient se trouver relativement éloignées des zones d'habitation.
À Thèbes, les défunts étaient ensevelis sur la rive occidentale du Nil, face au temple d'Amon de Karnak.

Ainsi, alors que s'affirme l'importance politique de Thèbes, centre de résistance contre les Hyksos et berceau de la reconquête du pays, les princes thébains de la XVIIe dynastie se firent ensevelir sur le site de Dra Abou el-Naggah.
On n'a retrouvé aucun vestige de ces tombes mais il est possible que leur structure avait la forme d'une pyramide en briques crues.

C'est probablement à Dra Abou el-Naggah que se situaient également les tombes des premiers rois de la XVIIIe dynastie, Kamosé, Amosis et Amenhotep Ier.

Un changement radical a lieu avec Thoutmosis Ier qui fut le premier à séparer sa sépulture de son lieu de culte.
Le temple funéraire, lieu public où le culte du roi était associé à celui de certaines hypostases divines, et plus particulièrement, à Thèbes, à celle d'Amon, est désormais bâti en bordure des terres cultivées.
Par contre, des raisons de sécurité ont présidé à l'ensevelissement des souverains dans des hypogées creusés au cœur de la montagne thébaine.

Ainsi, les rois qui gouvernèrent l'Égypte entre la XVIIIe et la XXe dynastie choisirent de faire creuser leur tombe dans un lieu désertique appelé Bibân el-Muluk ("Les portes des rois") en arabe, Ta Sekhet-âat ("La Grande Prairie") en égyptien, site plus connu sous le nom de "Vallée des rois".

Ce ouadi suit un tracé perpendiculaire au Nil avant de s'orienter vers le sud jusqu'à une montagne en forme de pyramide, el Qourn ("la Corne"), dédiée à la déesse cobra Méresgert.

Il se divise en deux branches principales :

- la Vallée des Rois regroupe tous les tombeaux des pharaons du Nouvel Empire, depuis Thoutmosis Ier jusqu'aux derniers souverains de la XXe dynastie, mais comprend également quelques tombes de princes et de hauts fonctionnaires.
- la Vallée des Singes, quant à elle, abrite notamment les tombes d'Amenhotep III et de Ay.



Les tombes

Creusés parfois jusqu'à 200 mètres dans le massif calcaire, les premiers hypogées ont d'un plan relativement simple. Un long couloir en pente douce tourne à gauche ou à droite, généralement à angle droit pour atteindre la salle sépulcrale. Le sarcophage y est déposé dans un renfoncement du sol. Dans des pièces annexes se trouve le matériel funéraire.

À partir de Thoutmosis III, le couloir est interrompu par un puits profond.
À la fin de la XVIIIe dynastie, la tombe devient rectiligne.
Le plan se développe sous Amenhotep III et Horemheb jusqu'à devenir gigantesque avec la tombe de Séthi Ier, longue de 105 mètres, qui comprend neuf chambres reliées par des corridors.
Après Ramsès III, la tombe reprend un plan plus simple.
L'entrée qui, au départ, se voulait discrète est progressivement mise en évidence à partir de Mérenptah. Ainsi la tombe de Ramsès IV possède une véritable façade.

À la fin de l'époque ramesside, les rois se détournèrent de la nécropole thébaine pour se faire ensevelir dans leur propre capitale.

Contrairement aux tombes privées, les parois des hypogées royaux sont décorées d'inscriptions et de représentations exclusivement religieuses illustrant des recueils funéraires, comme le Livre de l'Amadouât, le Livre des Portes, le Livre de la Nuit, le Livre des Cavernes, qui décrivent la course du soleil dans l'autre monde au cours des douze heures de la nuit et qui devaient permettre au roi de triompher des dangers du royaume des morts.



Les découvertes

Toutes ces tombes ont été retrouvées pillées, totalement ou partiellement, car elles avaient été violées dès le Nouvel Empire.
Plusieurs dépouilles de ces illustres souverains avaient été regroupées, sous la XXIe dynastie, dans une cachette de la falaise de Deir el-Bahari.
Treize momies avaient également été placées à l'abri dans le caveau de l'hypogée d'Aménophis II.

C'est pourquoi la découverte de la tombe de Toutankhamon par l'Anglais Howard Carter en 1922, la seule tombe royale du Nouvel Empire conservée pratiquement intacte, a suscité un tel retentissement.
Cette modeste sépulture de ce souverain de la fin de la XVIIIe dynastie, mort avant l'âge de vingt ans, devient d'un coup l'hypogée le plus célèbre de la vallée des Rois.
Au vu des splendeurs découvertes dans la tombe de ce petit pharaon, on a du mal à imaginer les fabuleuses richesses que devaient contenir les sépultures des grands conquérants du Nouvel Empire enterrés eux aussi dans la vallée des Rois.




Sources principales :

- Sergio DONADONI, Thèbes. Paris, Arthaud, 1999.
- Dominique MARIE, La Vallée des Rois. Monaco, éditions du Rocher, Trois-Continents, 1998.
- Kent R. WEEKS, La Vallée des Rois. Paris, Éditions Gründ, 2001.
- Site internet : Theban Mapping Project


La région thébaine


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