Le grand temple de Ramsès II : les colosses


Les quatre statues géantes du souverain, groupées deux par deux de part et d'autre de l'axe médian, ont été sculptées dans la roche à l'intérieur de cet unique trapèze. Une forte moulure ronde délimite les bords nord et sud de la roche.



  • les colosses

  • Le colosse sud coiffé de la double couronneLes colosses s'élèvent à 20 mètres de haut, leur front mesure 0 m 59, leur nez 0 m 98, l'oreille 1 m 6, la bouche 1 m 10, la largeur de la face, d'une oreille à l'autre, 4 m 17.

    Ramsès est vêtu d'un pagne chendjit, le torse nu, décoré du pectoral frappé au nom d'intronisation, les mains posées à plat sur les cuisses, les pieds sur le sol.

    Le premier colosse sud, Héka-Taouy, porte une ceinture dont les cordons terminés par des lys retombent sur sa jambe droite.
    Les cordons de la ceinture du deuxième colosse sud, Rê-en-Hékaou, se terminent par des papyrus retombant sur sa jambe gauche tout comme ceux du premier colosse nord, Méry-Atoum. Les pans de la ceinture du deuxième colosse nord sont ornés de papyrus qui retombent sur sa jambe gauche et de lys sur sa jambe doite.

    Surmonté de la double couronne encore visible sur le colosse sud, coiffé du némès dont les pans empesés tombent sur la poitrine, prolongé de la barbe postiche, le visage tout entier suggère le détachement.

    Pacifique dans son expression, il laisse deviner une puissance implacable, toujours prête à fondre sur les rebelles et à protéger les frontières du royaume.



  • Le piédestal des colosses

  • Détail du piedestal Chaque colosse est assis sur un trône posé sur un piédestal décoré. Au centre ont été gravés les cartouches royaux Ouser-Maât-Rê et Ramsès-meri-Amon.

    De part et d'autre des cartouches, une même scène est reproduite symétriquement : Iounmoutef, le pilier de sa mère, est vêtu d'une dépouille de félin et porte la mèche de l'enfance. Sa main gauche tient une patte de félin alors que sa main droite est tendue vers la titulature royale gravée devant lui. Le nom d'Horus, Horus-Rê taureau puissant aimé de Maât est gravé dans un serekh et est suivi du texte les deux maîtresses, je t'ai donné la terre noire, les pays étrangers étant courbés.




    Sources :
    - Christiane DESROCHES NOBLECOURT, Le secret des temples de la Nubie. Paris, éditions Stock/Pernoud, 1999.
    - Madeleine PETERS-DESRÉRACT, Abou Simbel. À la gloire de Ramsès. Éditions du Rocher, 2003.

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