Le grand temple de Ramsès II : La niche centrale

Dans une niche oblongue, au-dessus du portail, apparaît en haut-relief le dieu à tête du faucon Rê-Horakhty coiffé du disque solaire orné de l'uraeus. Vêtu d'un pagne court, il se tient debout, les bras le long du corps, avançant la jambe droite aujourd'hui mutilée, dans l'attitude de la marche. Dans chaque main, il tient le signe de vie ankh.
À sa droite, on peut voir le sceptre Ouser à tête de chacal, et, à sa gauche, ce qui reste d'une figurine de la déesse Maât.
En réunissant les noms, Ouser-Maât-Ré, on obtient le nom de couronnement de Ramsès II. Ainsi, sous le prétexte de représenter les dieux, c'est le pharaon-même qui est nommé, à la manière d'un rébus, se confondant avec le dieu Rê-Horakhty.

Sur la paroi, à la droite et à la gauche de la figure de Rê-Horakhty, Ramsès est debout, vêtu d'un pagne court recouvert d'une longue jupe transparente. Le roi est coiffé du khepresh et protégé par les ailes déployées de la déesse-vautour. Il fait une offrande au dieu en lui présentant une statuette de Maât placée sur le signe mr, "aimé". Maât est coiffée de la plume d'autruche qui, ici, s'inscrit dans un soleil, Rê. Elle tient dans la main le sceptre ouser. Une nouvelle fois, le nom du roi Ouser-Maât-Rê apparaît en rebus.

L'offrande est confirmée par le texte situé au-dessus de la statuette. Le dieu y répond dans un texte gravé sous le coude du roi : Paroles dites par Rê-Horakhty : je t'ai donné la durée de vie de Rê, les années d'Atoum.

Se confondant avec le dieu solaire, on peut penser que Ramsès se fait offrande à lui-même : Ouser-Maât-Rê. C'est lui le véritable dieu auquel ce temple est consacré.


Sources :
- Christiane DESROCHES NOBLECOURT, Le secret des temples de la Nubie. Paris, éditions Stock/Pernoud, 1999.
- Madeleine PETERS-DESRÉRACT, Abou Simbel. À la gloire de Ramsès. Éditions du Rocher, 2003.

Imprimer la page Pour m'écrire