Les temples de Nubie : Kertassi

Le kiosque de KertassiLe petit temple de Kertassi, dédié à la déesse Hathor ou à la déesse Isis, a été reconstruit par le Service des Antiquités de l'Égypte, en 1960, sur le site de la Nouvelle Kalabsha, à une trentaine de kilomètres en aval de son emplacement d'origine.

Ce temple a été édifié sur un promontoire de grès, probablement à la fin de l'époque ptolémaïque ou à l'époque romaine, sur les ruines de l'ancienne Qirtas ou Tzitzis et est peut-être contemporain du kiosque de Trajan à Philae.

Les ravages du temps conjugués à ceux d'un tremblement de terre ont fortement endommagé ce kiosque cultuel dont il ne reste que deux piliers hathoriques et quatre colonnes aux chapiteaux ornés de motifs végétaux.
Lors de son déplacement, il fut d'ailleurs l'objet d'une reconstruction partielle.

Se détachant sur l'azur, les chapiteaux fleuris de ce sanctuaire séduisent notre regard. Ainsi, contemplant la chapelle en 1874, Amélie Edwards parlait d'un bouquet de gracieuses colonnes.

Maxime du Camp, compagnon de voyage de Flaubert en Égypte, est plus explicite encore :

Chapiteau hathorique du kiosque de Kertassi... Sur une colline conique qui domine le Nil et le désert, un petit sanctuaire d'Hathor élève ses ruines élégantes. Dans ces contrées pleines de constructions cyclopéennes, on est surpris de trouver un temple grêle et délicat. C'est le temps qui, en faisant son oeuvre, l'a rendu si charmant; en effet, il a abattu les murailles, la terrasse, et n'a laissé debout que deux colonnes et deux piliers qui se détachent sur le ciel bleu. Les colonnes, reliées par une architrave monolithique de cinq mètres de long, ont des chapiteaux à fleur de lotus. Les piliers carrés, encore embarrassés des jambages d'une porte brisée, sont surmontés par une tête d'Hathor, entourée de bandelettes et couronnée d'un petit temple, sa coiffure spéciale; nulle inscription ne raconte l'époque de la construction, qui paraît remonter aux empereurs romains. À travers l'intervalle des colonnes, on aperçoit à l'horizon des palmiers verdoyants, et les méandres du fleuve.
Maxime du Camp, Le Nil, Égypte et Nubie, 1850.


Visite du temple en images
9 photographies
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